Dans le cadre de PACCo (Promouvoir l’Adaptation aux Changements Côtiers), financé majoritairement par le Fonds Européen de Développement Régional au travers du programme Interreg France (Manche) Angleterre

DOSSIER DE PRESSE

LE TERRITOIRE

La Saâne est un fleuve côtier normand long de 41 km. Elle prend sa source dans le Pays de Caux, sur la commune de Val-de-Saâne, et se jette dans la Manche à Quiberville-sur-Mer (côte d’Albâtre). L’intégralité de son cours est située dans le département de Seine-Maritime. A Gueures, la Saâne reçoit sur sa rive droite l’apport d’un affluent long de 15 km, la Vienne.

Le territoire de la Basse vallée de la Saâne est constitué des communes de Longueil (561 habitants), Quiberville-sur-Mer (547 habitants) et Sainte-Marguerite-sur-mer (472 habitants)*. Sa superficie totale est de 20,5 km2. La vallée est parsemée de nombreuses fermes cauchoises appelées clos-masures, qui présentent l’aspect d’îlots boisés de 2 à 3 hectares plantés le plus souvent de pommiers à cidre, cours de fermes ceinturés de talus plantés de hêtres. A l’intérieur de ces enclos, divers bâtiments sont disséminés : maison d’habitation, bâtiments d’exploitation, colombier…

La vallée de la Saâne représente un grand ensemble écologique composé de prairies humides et de quelques cultures. L’intérêt principal de cette zone humide est sa grande taille, son ouverture et ses paysages. On y trouve deux types de paysage :
● le fond de vallée : large et plat, essentiellement agricole ;
● les coteaux, asymétriques, avec à l’ouest des pentes relativement marquées alors qu’à l’est, où se situe Sainte-Marguerite, les pentes sont plus douces et le coteau est entaillé par deux vallées sèches.

Les activités agricoles connaissent d’importantes mutations depuis plusieurs décennies. On assiste à une diminution régulière des surfaces de prairies au profit des terres labourables et des zones urbanisées. Les terres cultivées sont réparties largement sur les plateaux mais ont gagné les zones à forte pente et le fond de vallée.

Les activités économiques se sont développées dans la vallée, héritant des implantations autrefois réalisées pour exploiter l’énergie hydraulique. A ce titre, de nombreux moulins (52 au total pour la vallée de la Saâne et celle de la Vienne, au début du 19ème siècle) étaient également installés le long des berges, bénéficiant de la remarquable régularité du débit et d’une puissance hydraulique suffisante. Les vallées de la Saâne et de la Vienne restent souvent en herbage en raison de la présence de la nappe et du vieillissement ou l’abandon des réseaux de drainage. Toutefois, leur configuration a été impactée par des activités humaines (campings, lotissements, activités de loisirs).

 *Chiffres de 2018

Guiberville (altéré en Quiberville au XIVème siècle) signifie le « domaine de Guibert » de Gislebertus, nom d’un homme germanique et du latin villa (domaine rural). Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclessia de Guibervilla vers 1240.

Quiberville est une commune littorale au sens de la loi littoral : des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral : principe d’inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres.

Dans le cadre du projet de territoire, Quiberville assure la maîtrise d’ouvrage du nouvel équipement touristique sur un site de 6 ha. L’actuel camping municipal de la Plage sera déconstruit lors de l’ouverture du nouveau. Son ouverture est programmée pour l’été 2023. C’est aussi sur le territoire de Quiberville que le cours de la Saâne sera redéfini, pour permettre une connexion de la rivière à la mer via un pont-cadre qui permettra d’effacer l’actuelle buse.

Le nom de la commune est attesté sous la forme latinisée Longoilo en 1045-4821. Il s’agit d’une formation caractéristique de l’époque romaine en Gaule sur les éléments latin longus : long et celtique ialon « clairière, lieu défriché » puis « village ». Cependant, des recherches récentes permettent d’avancer une autre hypothèse basée sur l’existence du gaulois longo (navire) c’est-à-dire « clairière où l’on fabrique des navires », ce qui correspond bien à la localisation du village, jadis entouré d’une forêt, dont il reste des parcelles, et au bord de la Saâne qui permettait de mettre les barques à l’eau.

Dans le cadre du projet de territoire, Longueil héberge la future station d’épuration Solea, qui permettra de traiter les effluents de 5.000 équivalent-habitants. Ce chantier comprendra la pose d’environ 24.500 ml de canalisations gravitaires et 4.300 ml de canalisations de refoulement, la création de 16 postes de refoulement, et de 761 branchements neuf, et la réhabilitation de 752 branchements existants.

Le nom de Sainte-Marguerite est attesté sous la forme Sainte Marguerite de Quièvremont en 1517 et 1518. Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Sainte-Marguerite, porte provisoirement le nom de Phare-de-l’Ailly. C’est en 1981 que Sainte-Marguerite prend le nom de Sainte-Marguerite-sur-Mer.

La future connexion de la Saâne à la mer est située sur les communes de Quiberville et de Sainte-Marguerite-sur-mer.

LE PROJET

Adapter le territoire de la basse vallée de la Saâne aux réalités du XXIème siècle (dont le dérèglement du climat), c’est l’ambition du projet de territoire Basse Saâne 2050.

Ce projet de territoire, animé par plusieurs acteurs publics locaux (communes de Longueil, Quiberville-sur-Mer et Sainte-Marguerite-sur-Mer, communauté de communes du Terroir de Caux) et coordonné par le Conservatoire du littoral, a pour objectif de créer les opportunités et le cadre d’un développement économique durable, pour nos générations et les futures. Il intègre trois volets :
● appréhender le risque inondation en favorisant l’écoulement de la Saâne à la mer tout en répondant au risque submersion marine ;
● prendre en compte l’ensemble des usages socio-économiques de la basse vallée (riverains, usagers, agriculteurs, pêcheurs, chasseurs, touristes, …) ;
● améliorer la qualité du milieu (zone humide, continuité écologique, paysage, eau, etc.) et restaurer la biodiversité.

Sur le terrain, le projet Basse Saâne 2050 se déploie sur trois chantiers prioritaires :
● La construction de la station d’épuration de Longueil et la création (ou la rénovation) des réseaux d’assainissement ;
● La création à Quiberville d’un nouvel équipement touristique destiné à prendre le relais de l’actuel camping *** de la Plage dont le maintien à son emplacement actuel situé en zone inondable n’est plus possible.
● L’aménagement d’un ouvrage hydraulique de connexion de la Saâne à la mer, et la restauration du cours de la Saâne sur l’emplacement de l’ancien camping.

Pour les porteurs du projet, il s’agit d’adapter ou déplacer des équipements inadaptés face aux impacts du changement climatique (l’ancien camping, l’artificialisation de la rivière, la buse par laquelle se déverse aujourd’hui la Saâne) c’est faire résolument le choix de la modernité et de l’adaptation, en misant notamment sur une recomposition spatiale de la vallée.

Le progrès aujourd’hui ne consiste pas à prétendre maîtriser la nature, mais à collaborer avec elle pour assurer un cadre de vie et un développement harmonieux.

Favoriser l’épanouissement de la biodiversité, c’est faire le pari de solutions fondées sur la nature pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.
Ce projet pionnier – et exemplaire- donnera au territoire un temps d’avance en matière économique, écologique, et de choix démocratiques.

Ce caractère pionnier du projet Basse Saâne 2050 a été reconnu par l’Union européenne. Début février 2020, le comité de programmation de l’Interreg France (Manche) Angleterre a officialisé cette reconnaissance à travers la validation du projet PACCo. Cet appui financier exceptionnel (4,8 M €) va permettre de mettre en œuvre le projet territorial.

Dorénavant le projet territorial de la Saâne constitue l’un des projets les plus ambitieux en matière d’adaptation au changement climatique et de recomposition spatiale d’un territoire littoral.

HISTORIQUE

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1864

première buse estuarienne de la Saâne en bois

Buse en bois – carte postale du début XXe siècle

1955

aménagement de l’épi-buse actuel

1957

construction de la digue-route

de 1963 à 1973

aménagement du camping de Quiberville

1977

submersion marine

1999

création du Syndicat des Bassins Versants Saâne Vienne Scie

janvier 1995, décembre 1999, mai 2000

inondations fluviales

Camping de Quiberville inondé en 1999

2000

le Conservatoire du littoral propose une nouvelle méthode et l’élaboration d’un projet de territoire

23 mai 2001

Plan de Prévention des Risques (Littoraux et Inondations) prescrit par le Préfet sur la vallée de la Saâne

2006

la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006 soulève la question de la continuité écologique

2011-2014

le projet européen LiCCo (Littoraux et Changements Côtiers) permet de faire le diagnostic et l’historique de plusieurs basses vallées dont celle de la Saâne

2013

le Conservatoire du littoral reprend le projet en travaillant sur une approche globale comprenant un ancrage local et une concertation renforcée avec tous les acteurs (privés, publics, locaux, départementaux et régionaux)

2013-2014

élaboration d’un diagnostic partagé et mise en place d’une communication dédiée

2014-2016

conduite de « l’étude globale » : risques, économie, usages et biodiversité

septembre 2016

validation en comité de pilotage de la trajectoire globale du projet à court, moyen, long terme et des grands principes d’actions à conduire : aménagement d’un ouvrage hydraulique de reconnexion de la Saâne à la mer, valorisation des milieux en restaurant les fonctionnalités des zones humides, relocalisation du camping de Quiberville-sur-Mer et des bungalows de Sainte-Marguerite-sur-Mer, organisation de l’ensemble des usages et la valorisation touristique du site.

2017-2018

précision sur l’approche foncière de la recomposition spatiale : la commune de Quiberville mobilise l’Etablissement Public Foncier de Normandie (EPFN) afin de trouver le foncier nécessaire à la réalisation d’un nouvel équipement touristique.

2019-2020

précision sur les maitrises d’ouvrage et recherche de financements : projet européen PACCo (Promouvoir l’Adaptation aux Changements Côtiers), intégré au programme Interreg France (Manche) Angleterre ; Contrat de Territoire « Terroir de Caux » de la Région Normandie et du Département de la Seine-Maritime ; Contrat Territorial « Eau Climat » de l’agence de l’eau Seine Normandie

2021

lancement du projet

LES CHANTIERS

Nouvel équipement touristique de plein air

La commune de Quiberville a acquis un terrain de 6 hectares le long d’un coteau à l’entrée de Quiberville-Plage, sur la gauche de la vallée en venant de Longueil, Le site a été nettoyé, des arbres arrivés à maturité ont été enlevés et des haies taillées dans ce qui était il y a peu un herbage en pente. Tout sera calculé pour que, de chaque emplacement, les touristes puissent avoir une vue sur la plage et le cap d’Ailly.

La topographie des lieux sera mise à profit de telle sorte que tous les emplacements bénéficient du paysage. Les travaux de terrassement trop importants seront exclus pour laisser la nature telle qu’elle est. Sur les 6 hectares, 2 sont sur une surface assez plane, et 4 sont en pente. L’entrée se fera sur la route de la Vallée. Un local sera construit pour l’accueil, un autre pour les réunions et des blocs sanitaires.

Le nouveau camping comprendra 40 emplacements libres pour les caravanes, camping-cars et tentes, 6 stationnements pour les camping-cars, 40 maisonnettes en bois («cabanalogues »), 9 emplacements dédiés aux tentes, 24 mobil-homes ; 14 hébergements en bois et toile (« cabatentes »), 12 bivouacs, 10 canadiennes et 2 parkings (pour les usagers, de 131 places de stationnements, et pour le personnel et les visiteurs, d’une dizaine de places).

Maîtrise d’ouvrage : Commune de Quiberville
Objectifs : maintenir une activité d’hébergement de plein air sur le territoire de Quiberville ; relocaliser l’actuel camping *** de la Plage, structure communale de 3,9 hectares située sur le front de mer et composée de 202 emplacements, dont le maintien à son emplacement actuel situé en zone inondable n’est plus possible ; adapter l’offre touristique aux nouvelles attentes de la clientèle de loisirs.
Coût du projet : 6,9 M€ (dont financement PACCo : 4,8 M€)

Répartition du financement

La station d’épuration de Longueil

La Communauté de Communes Terroir de Caux, assure la compétences « assainissement collectif » sur son territoire depuis le 1er janvier 2020. Dans le cadre du projet de territoire Basse Saâne 2050 elle a engagé une importante opération de reconstruction de station d’épuration, de réhabilitation des divers systèmes d’assainissement existants et d’extensions et créations de réseaux de collecte.

Les travaux, qui ont commencé en septembre 2021, comprennent notamment :
● La création d’une station d’épuration prévue pour traiter les effluents de 5.000 « équivalents habitants » ;
● La pose de 24.500 mètres de canalisations gravitaires, et de 4.300 ml de canalisations de refoulement ;
● La création de 16 postes de refoulement ;
● La création de 761 branchements neuf et la réhabilitation de 752 branchements existants.

La station baptisée Soléa en raison de sa forme de poisson plat et de son équipement en panneaux solaires, comprendra en outre deux ruches connectées, trois hôtels à insectes, cinq à dix nichoirs à oiseaux, trois abris à hérissons, deux abris à écureuil, deux abris à chauves-souris et quatre abris à crapauds et grenouilles. Un poulailler sera installé pour retraiter les déchets organiques du chantier. Enfin, une plateforme de visite permettra d’organiser des visites pédagogiques de la station.

Maître d’ouvrage : Communauté de communes du Terroir de Caux ;
Objectifs : améliorer la qualité du milieu (zone humide, continuité écologique, paysage, eau, etc.), garantir une bonne qualité des eaux de la Saâne et des eaux de baignade sur la plage de Quiberville / Sainte-Marguerite ;
Montant global de l’opération : 22,8 M€
Coût de la phase de travaux dans le cadre de l’Interreg PACCo : 4,1 M€ (dont financement PACCo : 2,8 M€)

Répartition du financement de la phase de travaux dans le cadre de l’Interreg PACCo

La reconnexion de la Sâane à la mer

Maître d’ouvrage : Syndicat mixte des bassins versants Saâne, Vienne et Scie
Objectifs : Favoriser et accélérer l’évacuation des eaux de la Saâne pendant les épisodes de crues ; restaurer les zones humides estuariennes ; favoriser le développement économique de la basse vallée (tourisme, pêche, agriculture…).

En 2024, la buse qui relie la Saâne à la mer à proximité de l’actuel camping de Quiberville sera remplacée par un pont-cadre, ouvert sur une dizaine de mètres, à proximité de l’emplacement de l’actuelle buse. Le fleuve rejoindra alors plus facilement la mer, et la mer entrera dans la vallée lors des grandes marées.

Il ne s’agit pas d’un retour en arrière : la vallée ne retrouvera pas l’aspect qui était le sien avant la construction, en 1864, de la digue-route et de la buse qui permet aujourd’hui l’écoulement des eaux de la Saâne. La digue sera maintenue, ainsi que la route, mais celle-ci franchira le pont-cadre.

Pour réaliser ce travail, il sera nécessaire de permettre à la rivière de se répandre dans un nouveau lit, par la création d’un méandre sur l’emplacement de l’actuel camping, qui sera re-localisé dans une zone préservée des inondations. Actuellement, la digue contribue à protéger la basse vallée de la submersion marine, mais :
● Elle n’est pas adaptée aux forts épisodes de tempêtes : dans ces occasions, la mer submerge la digue et contribue à sa dégradation ;
● Dans le cas d’inondations causées par les crues de la Saâne, la digue et la buse empêchent l’eau de s’écouler dans la mer et aggravent l’inondation.

Or le dérèglement climatique augmente la fréquence et l’ampleur de ces deux phénomènes. En particulier, l’élévation du niveau de la mer et l’augmentation de la fréquence des tempêtes imposent d’adapter le territoire de la vallée aux nouvelles conditions climatiques.

La nouvelle connexion entre le fleuve et la mer favorisera l’intrusion d’eau salée pendant les épisodes de fortes marées. La zone située autour de la Saâne re-méandrée retrouvera un fonctionnement estuarien, avec la restauration de zones humides favorables à la biodiversité. Elle permettra le développement de pratiques agricoles nouvelles, et proposera aux habitants de la vallée et aux visiteurs des parcours récréatifs attractifs.

CALENDRIER

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    Sep 2021

    expertise archéologique sur l’emplacement du futur équipement touristique

    début des travaux de la station d’épuration

  • null

    7 Déc 2021

    pose de la première pierre de la station d’épuration et démarrage des travaux


    ✚ d’informations

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    Mar 2022

    lancement des travaux du nouvel équipement touristique de plein air

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    Sep 2022

    diagnostics archéologiques sur la zone de reconnexion de la Saâne à la mer

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    Oct 2022

    fermeture du camping municipal

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    Nov 2022

    mise en fonction de la station d’épuration et des réseaux

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    Mar 2023

    livraison de l’équipement touristique de plein air

    livraison de la station d’épuration et réseaux

     

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    Fin 2022

    début de la déconstruction du camping actuel

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    Avr 2023

    inauguration et ouverture du nouvel équipement touristique de plein air

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    2024

    début des travaux de reconnexion de la Saâne : dévoiement des réseaux, début du terrassement

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    2025

    la Saâne est reconnectée à la mer

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    2025 à 2035

    suivi scientifique et techniques, mesures d’accompagnement, éventuelles mesures correctrices

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    2050

    une nouvelle vallée de la basse Saâne

LES ACTEURS

Conservatoire du littoral

Le Conservatoire du littoral, coordonne et anime depuis 2012 le projet territorial de la basse vallée de la Saâne.

Communauté de Communes Terroir de Caux

La Communauté de communes Terroir de Caux, impliquée à différents titres : attractivité du territoire, assainissement, urbanisme, protection contre les inondations…

Commune de Quiberville-sur-Mer

La commune de Quiberville-sur-Mer, commune côtière exposée aux risques inondation et submersion marine, ainsi qu’au recul du trait de côte. Elle participe au travail visant à promouvoir une stratégie de relocalisation d’infrastructures, notamment touristiques.

Syndicat Mixte des Bassins Versants Saâne Vienne Scie

Le Syndicat Mixte des Bassins Versants Saâne Vienne et Scie a un territoire s’étendant sur 528 km² et concerne 4 Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) : la Communauté de Communes Terroir de Caux, la Communauté de Communes Plateau de Caux Doudeville Yerville, la Communauté de Communes Inter Caux Vexin et la Communauté d’Agglomération Dieppe Maritime. Il intervient sur 2 bassins versants : la Saâne avec son principal affluent la Vienne, et la Scie.

PAROLES D’ACTEURS

Jean-François Bloc 
maire de Quiberville-sur-Mer et conseiller régional de Normandie

Laurent Topin 
directeur du Syndicat mixte des bassins versants Saâne Vienne Scie

Delphine Jacono 
chargée de mission à l’Agence de l’eau Seine-Normandie

Régis Leymarie 
délégué adjoint Normandie au Conservatoire du littoral

Samuel Comont 
technicien milieux aquatiques au Syndicat mixte des Bassins versants Saâne Vienne Scie

Amélie Boutillier 
directrice générale adjointe technique de la Communauté de communes Terroir de Caux

Didier Ledrait 
maire de Longueil

Hubert Dejean de la Batie 
vice-président de la Région Normandie, président du Conservatoire du littoral

Olivier Bureaux 
président de la Communauté de communes Terroir de Caux

Alain Gueydan 
sous-préfet de Dieppe

Nicolas Leforestier 
président du Syndicat mixte des Bassins versants Saâne Vienne Scie

Alain Bazille
président du Syndicat mixte du littoral de la Seine-Maritime

François Dehais 
directeur du Syndicat mixte du littoral de la Seine-Maritime

Richard Merrienne 
directeur général des services de la Communauté de communes Terroir de Caux

LE PROGRAMME EUROPÉEN PACCo

PACCo (Promouvoir l’adaptation aux changements Côtiers / Promoting Adaptation to Changing Coasts), est un projet transfrontalier soutenu par le programme Interreg VA France (Manche) Angleterre.

L’objectif principal du projet PACCo est de démontrer qu’il est possible d’adopter des mesures préventives d’adaptation au changement climatique dans des zones estuariennes, en travaillant avec tous les acteurs concernés, et de générer de cette façon un ensemble de bénéfices pour les populations de ces zones côtières. 

Le projet est doté d’un budget de 25,7 millions d’euros, dont 17,8 millions sont financés par le Fonds Européen de Développement Régional au travers du programme Interreg France (Manche) Angleterre (ce programme a été acté peu avant le date du Brexit).

Le principal résultat sera la production d’un modèle reproductible destiné à inspirer les décideurs politiques aux niveaux national et international et à promouvoir l’adaptation au changement climatique pour d’autres sites.

Il s’agît de faire la démonstration qu’une adaptation au changement climatique anticipée sera plus efficiente, moins coûteuse et se soldera par un meilleur rapport qualité-prix pour la société, sur le moyen et le long terme, qu’une adaptation tardive ou que l’inaction. Une adaptation tardive au changement climatique constituerait un fardeau plus lourd pour les générations futures qui, outre des coûts d’adaptation beaucoup plus élevés, devraient supporter les conséquences financières de l’inaction.

Le projet se concentre sur deux sites pilotes : la basse vallée de l’Otter, dans le Devon, en Angleterre, et la basse vallée de la Saâne. La fonctionnalité écologique de ces deux zones côtières est impactée par les modifications liées à l’activité humaine, et leur valeur sociétale est menacée par le changement climatique.

Le projet PACCo vise à recréer une centaine d’hectares d’habitats sur les estrans (habitats intertidaux) et de zones humides, à améliorer les services écosystémiques et à générer des bénéfices socio-économiques pour les deux sites.

Cette initiative est la première à démontrer à cette échelle les bénéfices d’une intervention côtière proactive sur deux sites, dans deux pays, entraînant une meilleure visibilité internationale. Utiliser cette visibilité permettra de diffuser le modèle du projet PACCo à un large réseau de partenaires.

Les solutions seront rassemblées en un outil multifonction dont pourront bénéficier près de 70 zones estuariennes. Les principaux bienfaits attendus incluent la réduction des dépenses liées au maintien des structures de défense contre la mer et les inondations, l’augmentation des bénéfices socio-économiques liés à une augmentation du tourisme, des économies en termes de santé publique, et une augmentation de la valeur naturelle suite à la restauration des habitats humides, avec une forte augmentation des services écosystémiques.

Le remplacement des ouvrages de défense (environ 6km de long) sur les cours d’eau de la Saâne et de l’Otter, modifiés pour faire face au changement climatique, coûteraient au moins 20m€ de nos jours. Une petite réparation (10m) sur la vallée de l’Otter coûte 259k€ en 2018. Sur la durée du projet, l’augmentation du tourisme est estimée à 10%. Les économies liées à l’amélioration de la santé publique n’ont pas encore été estimées à une échelle locale, mais seront significatives, notamment pour les territoires avec des populations vieillissantes. L’amélioration des services écosystémiques sur les 50 prochaines années, incluant la séquestration de carbone, est estimée à 5,45m€.ersité.

La rivière Otter prend sa source dans les Blackdown Hills, dans le comté de Somerset, en Angleterre, puis s’écoule vers le sud en traversant l’est du Devon.  Elle se jette dans la Manche à l’extrémité ouest de la baie de Lyme, qui fait partie de la côte jurassique, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’aquifère de la vallée de l’Otter est l’une des plus importantes sources d’eau souterraine du Devon, fournissant de l’eau potable à 200 000 personnes.

Sa longueur de sa source à son estuaire est de 44 km.

L’estuaire de l’Otter fournit un habitat à une grande variété d’espèces d’oiseaux nicheurs et hivernants, et des dizaines de milliers de visiteurs l’apprécient chaque année.

Mais cette communauté côtière, comme beaucoup d’autres, est confrontée à des défis croissants dus au changement climatique. En se réchauffant, les océans se dilatent et leur niveau monte. Il en résulte une augmentation des tempêtes et des précipitations extrêmes, ce qui accroît l’intensité et le pouvoir d’érosion des rivières et de la mer.

Le projet de restauration de la basse vallée de l’Otter se propose de restaurer le cours de la rivière à l’endroit où l’Otter rencontre la mer près de Budleigh Salterton dans l’est du Devon. Ce projet s’est imposé car les défenses maritimes existantes, vieilles de 200 ans, commencent à s’effondrer et sont de plus en plus difficiles à entretenir. Cette situation a déjà des répercussions sur les infrastructures publiques, les entreprises et les habitations locales, ainsi que sur les installations de loisirs. 

Les principaux objectifs du projet sont les suivants
● Entretenir et sécuriser les sentiers publics existants, y compris une partie du South West Coast Path, d’importance nationale ;
● Garantir l’accès des véhicules aux résidents et aux entreprises de South Farm le long de South Farm Road, en surélevant la route ou en construisant un pont ;
● Reconnecter la rivière à sa zone naturelle d’expansion en ouvrant des brèches dans les digues à plusieurs endroits. Les brèches seront enjambées par des ponts pour permettre un accès public continu.
● Stabiliser l’ancienne décharge d’ordures ménagères pour la protéger de l’érosion future ;
● Collaborer avec le Budleigh Salterton Cricket Club pour trouver un site plus durable et moins sujet aux inondations ;
● Créer de nouvelles installations d’éducation et d’interprétation ;
● Augmenter la superficie d’un habitat intertidal rare présentant des avantages importants en termes de biodiversité, notamment pour l’avifaune. L’Agence pour l’environnement cherche à compenser les pertes d’habitats intertidaux dues à l’érosion côtière dans des sites tels que l’estuaire de l’Exe, qui bénéficient de nouvelles initiatives de défense contre les inondations. L’estuaire de l’Otter a été identifié comme une zone propice à la création de ce nouvel habitat ;
● Travailler avec les métayers pour adapter l’utilisation des terres existantes afin de garantir les moyens de subsistance, d’améliorer la qualité de l’eau et de favoriser la biodiversité.

Un projet, 2 basses vallées

Le projet se concentre sur deux sites pilotes : la basse vallée de l’Otter, dans le Devon, en Angleterre, et la basse vallée de la Saâne. La fonctionnalité écologique de ces deux zones côtières est impactée par les modifications liées à l’activité humaine, et leur valeur sociétale est menacée par le changement climatique.

Le projet PACCo vise à recréer une centaine d’hectares d’habitats sur les estrans (habitats intertidaux) et de zones humides, à améliorer les services écosystémiques et à générer des bénéfices socio-économiques pour les deux sites.

Cette initiative est la première à démontrer à cette échelle les bénéfices d’une intervention côtière proactive sur deux sites, dans deux pays, entraînant une meilleure visibilité internationale. Utiliser cette visibilité permettra de diffuser le modèle du projet PACCo à un large réseau de partenaires.

Les solutions seront rassemblées en un outil multifonction dont pourront bénéficier près de 70 zones estuariennes. Les principaux bienfaits attendus incluent la réduction des dépenses liées au maintien des structures de défense contre la mer et les inondations, l’augmentation des bénéfices socio-économiques liés à une augmentation du tourisme, des économies en termes de santé publique, et une augmentation de la valeur naturelle suite à la restauration des habitats humides, avec une forte augmentation des services écosystémiques.

Le remplacement des ouvrages de défense (environ 6km de long) sur les cours d’eau de la Saâne et de l’Otter, modifiés pour faire face au changement climatique, coûteraient au moins 20m€ de nos jours. Une petite réparation (10m) sur la vallée de l’Otter coûte 259k€ en 2018. Sur la durée du projet, l’augmentation du tourisme est estimée à 10%. Les économies liées à l’amélioration de la santé publique n’ont pas encore été estimées à une échelle locale, mais seront significatives, notamment pour les territoires avec des populations vieillissantes. L’amélioration des services écosystémiques sur les 50 prochaines années, incluant la séquestration de carbone, est estimée à 5,45m€.ersité.

Dans la basse vallée de l'Otter (Royaume-Uni)

La rivière Otter prend sa source dans les Blackdown Hills, dans le comté de Somerset, en Angleterre, puis s’écoule vers le sud en traversant l’est du Devon.  Elle se jette dans la Manche à l’extrémité ouest de la baie de Lyme, qui fait partie de la côte jurassique, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’aquifère de la vallée de l’Otter est l’une des plus importantes sources d’eau souterraine du Devon, fournissant de l’eau potable à 200 000 personnes.

Sa longueur de sa source à son estuaire est de 44 km.

L’estuaire de l’Otter fournit un habitat à une grande variété d’espèces d’oiseaux nicheurs et hivernants, et des dizaines de milliers de visiteurs l’apprécient chaque année.

Mais cette communauté côtière, comme beaucoup d’autres, est confrontée à des défis croissants dus au changement climatique. En se réchauffant, les océans se dilatent et leur niveau monte. Il en résulte une augmentation des tempêtes et des précipitations extrêmes, ce qui accroît l’intensité et le pouvoir d’érosion des rivières et de la mer.

Le projet de restauration de la basse vallée de l’Otter se propose de restaurer le cours de la rivière à l’endroit où l’Otter rencontre la mer près de Budleigh Salterton dans l’est du Devon. Ce projet s’est imposé car les défenses maritimes existantes, vieilles de 200 ans, commencent à s’effondrer et sont de plus en plus difficiles à entretenir. Cette situation a déjà des répercussions sur les infrastructures publiques, les entreprises et les habitations locales, ainsi que sur les installations de loisirs. 

Les principaux objectifs du projet sont les suivants
● Entretenir et sécuriser les sentiers publics existants, y compris une partie du South West Coast Path, d’importance nationale ;
● Garantir l’accès des véhicules aux résidents et aux entreprises de South Farm le long de South Farm Road, en surélevant la route ou en construisant un pont ;
● Reconnecter la rivière à sa zone naturelle d’expansion en ouvrant des brèches dans les digues à plusieurs endroits. Les brèches seront enjambées par des ponts pour permettre un accès public continu.
● Stabiliser l’ancienne décharge d’ordures ménagères pour la protéger de l’érosion future ;
● Collaborer avec le Budleigh Salterton Cricket Club pour trouver un site plus durable et moins sujet aux inondations ;
● Créer de nouvelles installations d’éducation et d’interprétation ;
● Augmenter la superficie d’un habitat intertidal rare présentant des avantages importants en termes de biodiversité, notamment pour l’avifaune. L’Agence pour l’environnement cherche à compenser les pertes d’habitats intertidaux dues à l’érosion côtière dans des sites tels que l’estuaire de l’Exe, qui bénéficient de nouvelles initiatives de défense contre les inondations. L’estuaire de l’Otter a été identifié comme une zone propice à la création de ce nouvel habitat ;
● Travailler avec les métayers pour adapter l’utilisation des terres existantes afin de garantir les moyens de subsistance, d’améliorer la qualité de l’eau et de favoriser la biodiversité.

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CONTACT

Camille SIMON – 06 30 61 03 95

COMMUNIQUÉS

Communiqué du 8 décembre 2021
LANCEMENT DU CHANTIER
DE LA STATION D’ÉPURATION DE LONGUEIL

Communiqué du 22 juin 2022
BASSE SAÂNE 2050 : LE COMITÉ DE PILOTAGE SE FÉLICITE
DE L’AVANCÉE SATISFAISANTE DES CHANTIERS

Communiqué du 11 juillet 2022
« VOUS QUI PASSEZ SANS ME VOIR… »
UNE EXPOSITION ESTIVALE POUR RÉVÉLER LA BIODIVERSITÉ

Communiqué du 6 septembre 2022
« L’UNION EUROPÉENNE SÉCURISE LE FINANCEMENT DU NOUVEL ÉQUIPEMENT TOURISTIQUE
DE QUIBERVILLE-SUR-MER DANS LE CADRE DU PROJET PACCo

LETTRES D’INFORMATION

Lettre trimestrielle
du projet de territoire Basse Saâne 2050
Juillet 2020

Lettre trimestrielle
du projet de territoire Basse Saâne 2050
Mai 2020

Lettre trimestrielle
du projet de territoire Basse Saâne 2050
Mars 2020

Programme réalisé grâce au soutien financier de

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